Retour à Chelsea Street

Marcel Bluwal
Filmographie sélective

Le Monte Charge (1961)
Le Dossier Chelsea Street (1962)
Carambolages (1963)
Le Scieur de Long (1963)
Dom Juan ou le festin de pierre (1965)
Vidocq (1967)

Une fois n’est pas coutume, dans L’oeil du témoin, nous allons évoquer la télévision et les années 60, bien que…

«Le dossier de Chelsea Street » est surtout «un grand film de télévision», et on pourrait y trouver un lien de parenté avec un grand polar des années 80, « Garde à vue » de Claude Miller qui emprunte le même postulat, un interrogatoire.

Pour cela, nous avons fait appel au témoignage de réalisateur Marcel Bluwal sur un chapitre particulier dans sa filmographie, le fameux «dossier Chelsea Street».

Entre deux commandes pour la Gaumont qui se solderont par un retour à la case télé Marcel Bluwal garde une tendresse particulière pour ce télé-film, peut être parce qu’il répond à une brouille légendaire entre Truffaut et lui, entre autres, car Bluwal, séduit par la grande qualité d’un suisse, Walter Weideli, se sent capable de relever ce défi : tourner un huis-clos, unité de temps et de décors, trois personnages, une intrigue complexe, un discours politique… Comme on dit, c’est dans ses cordes.

Surpris de ne pas avoir été sollicité par l’Ina qui lance depuis le début d’année cette nouvelle collection, «Les inédits de l’Ina», Marcel fut donc ravi de parler de ce tournage.

Pour l’occasion, nous avons été reçu à son domicile, et l’homme s’est prêté à cet interrogatoire musclé sans se faire prier car dès qu’il s’agit de parler de son métier, Marcel est toujours prêt !

Notre regret : bien que le coffret Vidocq a fait l’objet d’un bref entretien de Marcel Bluwal, nous aurions souhaité à notre tour le faire parler de cette aventure plus que de raisons, tout apprendre des coulisses d’une des plus grandes séries française, il est donc dommage de ne pas avoir plus de propos de Bluwal sur de telle entreprise alors que l’homme n’est jamais avare d’anecdotes. Plus que jamais, récolter la parole de ces honnêtes artisans qui ont fait la télé d’hier nous semble un devoir.

Donc de Bluwal, on parle évidemment de Vidocq et de Don Juan, mais on ne ne le répétera jamais assez, Bluwal faisait du cinéma à la télévision ! C’est le cas pour «Le dossier Chelsea Street» où il fait preuve d’une réelle inventivité pour «aérer» un huis-clos (ce plan séquence mémorable entre les comédiens Guy Tréjan et Georges Géret), utilisation du champ contre champ afin dynamiser un interrogatoire, où chaque plan est un uppercut…

Bref, écoutons-le plutôt nous en parler….

Posté par Roland le 11-09-2015

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